CIIL - Lettre d'information, Juin 2026 - N° 19

Portraits d'ingénieur

Je suis arrivée à l’Institut de Biologie de Lille (IBL) en mai 1997, où j’ai débuté mes travaux de recherche dans le cadre d’une thèse de doctorat au sein de l’équipe d’Yvan de Launoît. Celui-ci dirigeait également un laboratoire à l’Université Libre de Bruxelles, où j’ai soutenu et obtenu mon doctorat. Mes recherches portaient sur l’étude du gène BRCA2, un gène suppresseur de tumeurs dont les mutations sont associées à un risque accru de cancers du sein et de l’ovaire. Ces altérations, souvent héréditaires, font aujourd’hui l’objet de nombreuses études.
Après ma thèse, en 2002, j’ai rejoint le quatrième étage de l’institut où je continue depuis mes activités, ayant intégré l’équipe de virologie dirigée par Jean Dubuisson. En 2005, j’ai obtenu un poste d’Ingénieure d’étude au CNRS, puis j’ai récemment été promue Ingénieure de recherche. Le laboratoire s’est toujours intéressé aux virus à ARN de polarité positive avec une évolution des modèles viraux étudiés au cours du temps. Mes travaux ont d’abord porté sur les mécanismes d’entrée du virus de l’hépatite C (HCV) dans les cellules cibles.
J’ai poursuivi mes recherches sur les virus à ARN positif, notamment en développant une méthode de purification des virions du virus de la diarrhée virale bovine (BVDV). Ceci nous a permis d’étudier la morphologie de ces particules par cryo-microscopie électronique (figure), ainsi que leur composition protéique et lipidique par spectrométrie de masse.
En 2020, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, j’ai intégré le groupe « Coronavirus » dirigée par Sandrine Belouzard, aujourd’hui responsable de l'équipe MCV. En collaboration avec le Dr Rouillé, j’ai contribué au développement d’un système automatisé de mesure de l’infection par le SARS-CoV-2. Ce dispositif repose sur des lignées cellulaires rapportrices permettant le criblage à haut débit de molécules antivirales : elles expriment une sonde fluorescente localisée dans le cytoplasme des cellules non infectées et qui se relocalise dans le noyau après infection.
Je travaille actuellement au développement d’un système similaire visant à identifier de nouvelles cibles et à caractériser le mode d’action d’antiviraux à large spectre dirigés contre les coronavirus. Parallèlement, je m’intéresse à la prévention et au contrôle du risque infectieux lié aux souches africaines du virus Zika. Ce projet m’amène à concevoir des outils indispensables à la mise en place de systèmes de mesure de l’infection, permettant à la fois le criblage à haut débit de composés antiviraux et l’identification de facteurs cellulaires impliqués dans l’infection.
En complément de mes activités de recherche, je suis responsable d’unités d’enseignement de virologie à l’Université de Lille. Enfin, en collaboration avec Alexis Denhez, je veille également au bon fonctionnement de la laverie de l’Institut de Biologie de Lille.
Depuis mon arrivée à l’IBL en 1997, mon parcours s’est ainsi progressivement enrichi et diversifié. Il m’a également permis de faire de nombreuses rencontres avec des collègues et des étudiants, à l’institut comme à l’université, ce qui constitue un aspect particulièrement enrichissant de mon activité.

 

 

J’ai poursuivi mes recherches sur les virus à ARN positif, notamment en développant une méthode de purification des virions du virus de la diarrhée virale bovine (BVDV). Ceci nous a permis d’étudier la morphologie de ces particules par cryo-microscopie électronique (figure), ainsi que leur composition protéique et lipidique par spectrométrie de masse.

En 2020, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, j’ai intégré le groupe « Coronavirus » dirigée par Sandrine Belouzard, aujourd’hui responsable du laboratoire MCV. En collaboration avec le Dr Rouillé, j’ai contribué au développement d’un système automatisé de mesure de l’infection par le SARS-CoV-2. Ce dispositif repose sur des lignées cellulaires rapportrices permettant le criblage à haut débit de molécules antivirales : elles expriment une sonde fluorescente localisée dans le cytoplasme des cellules non infectées et qui se relocalise dans le noyau après infection.

Je travaille actuellement au développement d’un système similaire visant à identifier de nouvelles cibles et à caractériser le mode d’action d’antiviraux à large spectre dirigés contre les coronavirus. Parallèlement, je m’intéresse à la prévention et au contrôle du risque infectieux lié aux souches africaines du virus Zika. Ce projet m’amène à concevoir des outils indispensables à la mise en place de systèmes de mesure de l’infection, permettant à la fois le criblage à haut débit de composés antiviraux et l’identification de facteurs cellulaires impliqués dans l’infection.

En complément de mes activités de recherche, je suis responsable d’unités d’enseignement de virologie à l’Université de Lille. Enfin, en collaboration avec Alexis Denhez, je veille également au bon fonctionnement de la laverie de l’Institut de Biologie de Lille.

Depuis mon arrivée à l’IBL en 1997, mon parcours s’est ainsi progressivement enrichi et diversifié. Il m’a également permis de faire de nombreuses rencontres avec des collègues et des étudiants, àl’institut comme à l’université, ce qui constitue un aspect particulièrement enrichissant de mon activité.