Grippe, Immunité & Métabolisme


Les infections respiratoires virales et bactériennes représentent toujours un lourd fardeau pour nos sociétés. L’âge et les comorbidités, telles que les pathologies métaboliques chroniques, sont les principaux facteurs de risque de morbi-mortalité due aux infections respiratoires. Notre laboratoire s’intéresse depuis de nombreuses années aux infections par le virus de la grippe et le pneumocoque et, plus récemment, par le coronavirus SARS-CoV-2, responsable de la pandémie de COVID-19. Les objectifs du laboratoire sont :
(1) Identifier les mécanismes de défense de l’hôte contre ces infections,
(2) Définir les facteurs liés à l’âge et aux comorbidités associés aux formes sévères d’infection, et
(3) Développer de nouvelles thérapies anti-infectieuses.
Nous nous intéressons particulièrement au microbiote intestinal et au tissu adipeux, décrits comme régulant les réponses immunitaires lors des infections respiratoires. Une meilleure compréhension de l’axe intestin/poumon/tissu adipeux pourrait conduire à des découvertes exploitables d’un point de vue thérapeutique.

François TROTTEIN a obtenu son doctorat en 1992 à l'Université de Lille (Institut Pasteur de Lille). Entre 1986 et 1994, il a travaillé sur un parasite helminthe (le schistosome) et un parasite protozoaire dans le but d'améliorer l'efficacité des vaccins (1986-1992) et de mieux comprendre les mécanismes conduisant à la résistance aux médicaments (1992-1994, WEHI, Royal Melbourne Hospital). En 1995, il obtient un poste au CNRS et commence à développer son propre groupe à l'Institut Pasteur de Lille. Depuis 1995, François Trottein travaille sur les interactions hôte/pathogène (parasites, bactéries, virus); les objectifs étant de mieux comprendre les mécanismes d'échappement aux réponses immunitaires et d'exploiter le système immunitaire inné pour concevoir de nouvelles approches thérapeutiques. Il a apporté une contribution majeure dans le domaine de l'immunité innée et des lipides, eicosanoïdes et lipides antigéniques. Il a décrit le rôle majeur des cellules T Natural Killer, une population de cellules T réactives aux lipides, pendant l'infection. Depuis 2010, son groupe développe des projets de recherche sur les infections respiratoires et plus précisément sur le virus de la grippe A (grippe) et Streptococcus pneumoniae. Un axe important en cours de développement est l’étude du microbiote intestinal.

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